Émile Zola, Pot-Bouille, 1882. Chapitre XI — La dispute autour de l’agonisant — Explication linéaire
Extrait étudié
Le docteur Juillerat, qui avait déjà fait une première visite, devait en faire une seconde ; mais il ne donnait toujours aucun espoir, le malade ne passerait pas la journée. Auguste communiquait ces nouvelles à sa femme, lorsque Théophile et Valérie entrèrent à leur tour. Tout de suite, Clotilde s’était avancée, et elle répéta en embrassant Valérie :
— Quel coup affreux, ma chère !
Mais Théophile arrivait, très monté.
— Alors, maintenant, dit-il, sans même étouffer sa voix, quand votre père se meurt, c’est votre charbonnier qui doit vous l’apprendre ?… Vous avez donc voulu prendre le temps de retourner ses poches ?
Duveyrier se leva, indigné. Mais Clotilde d’un geste l’écarta, tandis qu’elle répondait très bas à son frère :
— Malheureux ! l’agonie de notre pauvre père ne t’est pas même sacrée… Regarde-le, contemple ton œuvre ; oui, c’est toi qui lui as tourné le sang, en refusant de payer tes termes en retard.
Valérie se mit à rire.
— Voyons, ce n’est pas sérieux, dit-elle.
— Comment ! pas sérieux ! reprit Clotilde, révoltée. Vous saviez combien il aimait à toucher ses termes… Vous auriez résolu de le tuer, que vous n’auriez pas agi autrement.
Et elles en venaient à des mots plus vifs, elles s’accusaient réciproquement de vouloir mettre la main sur l’héritage, lorsque, toujours maussade et calme, Auguste les rappela au respect.
— Taisez-vous ! Vous aurez le temps. Ce n’est pas convenable, à cette heure.
Alors, la famille, se rendant à la justesse de cette observation, prit place autour du lit.
Introduction
Accroche
• En 1882, à la parution de ce roman Pot-Bouille, Zola est attaqué en justice, pour diffamation !
• Un homme, Charles Duverdy, avocat à la cour d’appel de Paris, oblige Zola à modifier le nom de son personnage, qu’il rebaptise finalement « Duveyrier ».
• Ce procès, au-delà de la publicité qu’il a offerte au roman, révèle à quel point sa satire de la bourgeoisie était subversive.
Situation
• Dans notre passage, les Duveyrier reçoivent justement les deux frères Vabre, car le vieux Vabre se meurt (il est hébergé chez sa fille Clotilde, mariée à ce fameux M. Duveyrier).
• La famille se querelle autour de l’héritage, car le vieux Vabre, propriétaire de l’immeuble, cache peut-être une grande fortune !
• Zola met en scène ce dialogue de manière savoureuse, avec une intention satirique.
Problématique
Comment cette dispute familiale, fortement théâtralisée, révèle-t-elle la force des pulsions humaines faisant éclater les valeurs d’une classe sociale attachée au convenances ?
Mouvements de l'explication linéaire
La répartition de la parole entre les personnages, avec le dialogue central, organise notre texte :
1) D’abord, le contexte, le diagnostic du docteur Juillerat, jusqu’à l’arrivée de Théophile et Valérie.
2) Ensuite, le dialogue entre Théophile et Clotilde, échange de reproches et d’accusations.
3) Enfin, après le rire de Valérie, le ton monte jusqu’à l’intervention d’Auguste qui rappelle les convenances.
Axes de lecture pour un commentaire composé
I. Un conflit familial qui structure le roman
1) Méfiances, dissonances et hypocrisies
2) Escalade des tensions
3) Conflit remis à plus tard
II. Une théâtralisation féroce
1) La mise en scène du dialogue
2) Un procès tragi-comique
3) Quand le roman dépasse le théâtre
III. La volonté satirique de Zola
1) L'enjeu central de l'héritage
2) Des pulsions impossibles à dissimuler
3) La puissance des convenances
Premier mouvement :
Un jeu de convenances devant le diagnostic fatal
Le docteur Juillerat, qui avait déjà fait une première visite, devait en faire une seconde ; mais il ne donnait toujours aucun espoir, le malade ne passerait pas la journée. Auguste communiquait ces nouvelles à sa femme, lorsque Théophile et Valérie entrèrent à leur tour. Tout de suite, Clotilde s’était avancée, et elle répéta en embrassant Valérie :
— Quel coup affreux, ma chère !
Mais Théophile arrivait, très monté.
L’attente d’un diagnostic clair
• M. Juillerat est « le docteur » des Duveyrier, et même l’unique docteur du roman (article défini).
• Défini par son rôle, son titre est précisé « docteur » devant son nom « Juillerat ».
• Chaque passage du docteur est commenté « une première visite… une deuxième visite » (numéral et cardinal).
• Routine médicale « avait déjà fait une première visite… devait en faire une deuxième » (plus-que-parfait puis l’imparfait).
• Cette phrase mime l’attente pour retomber sur la sentence finale « Le docteur Juillerat… mais… ne passerait pas la journée… » (période avec protase, acmé sur « mais » et apodose).
► Le narrateur met en scène ce suspense avec une certaine ironie : en réalité, les héritiers cachent leur impatience.
La mort annoncée
• Moment clé, tournant tragique « ; mais il ne donnait toujours aucun espoir » (point-virgule et lien d’opposition).
• La parole du médecin est lisse, comme dénuée de pathos « il ne donnait toujours » (discours narrativisé).
• La condamnation est sèche « ne donnait aucun espoir » (négation partielle portant sur un espoir au singulier).
• L’issue fatale arrive en fin de phrase « ne passerait pas la journée » (négation totale qui cible l’hypothèse au conditionnel).
• En fait, le docteur dit la même chose à chaque visite « ne donnait toujours aucun espoir » (adverbe temporel).
• Presque ironiquement, on réduit le personnage à son état : « le malade » (périphrase pour désigner le vieux Vabre.
► La mort de M. Vabre était donc en fait annoncée depuis longtemps. On devine que tout ce discours est convenu.
Des convenances forcées
• Le discours d’Auguste est dénué d’émotion « communiquait » (verbe de parole qui résume la discussion).
• Tout ce qui précède, le faux suspense un peu surjoué, était bien le discours rapporté (par Auguste) « communiquait ces nouvelles » (démonstratif pluriel).
• L’arrivée de Théophile (le frère d’Auguste) et de sa femme Valérie est mise en avant « entrèrent à leur tour » (passé simple).
• Les convenances sont rappelées jusque dans les liens chronologiques « lorsque… à leur tour… Tout de suite… Et… »
• Absence de spontanéité de Clotilde qui « répéta » : elle dit la même phrase à tout le monde.
• Le discours rapporté direct « Quel coup affreux, ma chère ! » est intéressant parce qu’elle parle de la mort de son père.
► Cette mise en scène très convenue cache donc des dissonances, des impatiences, et aussi un retard dans l’annonce de la nouvelle elle-même par Clotilde.
Les dissonances finissent par briser le cadre
• Une certaine précipitation de Clotilde, comme pour rattraper le temps perdu ; « tout de suite » (lien chronologique).
• Cette précipitation est renforcée par la forme pronominale et le plus que parfait « s’était avancée ».
• Comme pour couper court aux questions, les actions sont simultanées « en embrassant » (gérondif).
• Vocabulaire étrangement en décalage avec un deuil imminent « un coup affreux » (adjectif qualificatif connoté apparence).
• Théâtralisation d'une émotion absente « Quel coup… ! » (exclamation et ponctuation expressive).
• Cette fausse affection : « ma chère » ramène l'attention sur elle-même (possessif et terme d'adresse).
► Clotilde sait très bien qu’elle a trop tardé à prévenir tout le monde, et que cela va lui être reproché.
Deuxième mouvement :
Un échange de reproches et d’accusations
— Alors, maintenant, dit-il, sans même étouffer sa voix, quand votre père se meurt, c’est votre charbonnier qui doit vous l’apprendre ?… Vous avez donc voulu prendre le temps de retourner ses poches ?
Duveyrier se leva, indigné. Mais Clotilde d’un geste l’écarta, tandis qu’elle répondait très bas à son frère :
— Malheureux ! l’agonie de notre pauvre père ne t’est pas même sacrée… Regarde-le, contemple ton œuvre ; oui, c’est toi qui lui as tourné le sang, en refusant de payer tes termes en retard.
La colère de Théophile
• Tout ce mouvement est un dialogue au discours direct « dit-il… ». L’incise au passé simple met en relief la prise de parole de Théophile, qui est en colère.
• Il parle fort : « sans même étouffer la voix » (CC de manière), alors qu’il y a une personne mourante dans la pièce.
• Théophile dénonce le manquement avec ironie : « Alors maintenant » comme si c’était une nouveauté (liens logiques de conséquence et de temps).
• Le verbe « devoir » au présent de vérité générale est très fort : il ironise pour insister sur le manquement aux convenances.
• Il reproche à sa sœur de ne pas l’avoir averti elle-même « c’est votre charbonnier » (présentatif).
• Le parallèle insiste sur le scandale : « votre père… votre charbonnier ». Les pronoms possessifs soulignent la différence de rôle (le charbonnier est celui qui livre le charbon).
► Théophile fait des reproches à sa sœur avant même de la saluer, il est très virulent
La méfiance au sein de la famille
• Théophile pose deux questions d’affilée, mais c’est surtout la deuxième qui est révélatrice « vous avez donc voulu [...] retourner ses poches ? ».
• Le lien logique de conséquence « donc » annonce bien que c’est l’interprétation la plus plausible : lui retourner les poches éventuellement pour trouver le testament…
• Il les accuse de préméditation « vous avez voulu » avec le passé composé qui met en valeur les conséquences d’un acte passé.
• Il tutoie sa sœur, mais utilise le « vous » pour désigner le couple Clotilde et Duveyrier, et certainement aussi son frère Auguste.
• L’image est très familière « prendre le temps de lui retourner les poches » (ou même de fouiller l’appartement).
► Théophile se méfie de sa famille, pour lui ce manquement aux convenances est le signe d’une malversation.
Une véritable théâtralisation du dialogue
• L’attaque de Théophile fait réagir immédiatement : « Duveyrier se leva, indigné » (sujet de la phrase, verbe pronominal au passé simple). Zola met en scène ses personnages.
• Clotilde prend le devant de la scène : « Mais Clotilde d’un geste l’écarta ». Le lien logique d’opposition la met au premier plan : elle est en position de sujet tandis que Duveyrier est COD.
• Alors que Théophile a parlé « sans même étouffer sa voix » Clotilde au contraire théâtralise son calme « d’un geste… très bas… » ces CC de manière seraient des didascalies au théâtre.
• Clotilde agit avec mesure « tandis qu’elle répondait très bas à son frère. » Le possessif souligne le lien de parenté.
► Clotilde connaît bien son frère, elle sait qu’il faut le déstabiliser par une attaque encore plus forte.
Un premier reproche de Clotilde sur la forme
• Clotilde interpelle son frère : « Malheureux ! » (apostrophe et exclamation).
• Elle rappelle les circonstances : « l’agonie », sujet de la phrase, devient presque une allégorie agissante, « sacrée ».
• Elle rappelle aussi leur lien de parenté avec la première personne du pluriel « de notre pauvre père » (alors que son frère disait « votre père » d’une manière généralisante).
• Elle emprunte au registre pathétique avec l’adjectif « pauvre ».
• Clotilde reproche à son frère de parler trop fort : « ne t’est pas même sacrée… ». La négation totale renforce l’intensif « même ».
► Ce premier reproche (il manque de respect) prépare en fait une attaque plus forte : il est même responsable de cette agonie.
L’accusation théâtrale de Clotilde
• Attaque avec deux impératifs : « Regarde… contemple… ».
• Théophile visé par le possessif : « ton œuvre ». Cette « œuvre » est ironique puisqu’elle désigne en fait un meurtre.
• La réplique de Clotilde nous laisse entrevoir le mouvement de surprise de Théophile « ; oui, ». Le point virgule interrompt les gestes de dénégation de son frère.
• Pour ainsi dire, elle le pointe du doigt avec le présentatif « c’est toi qui ». La 2e personne est tonique « toi » : théâtralisation.
• On retrouve même une expression médicale qui fait penser aux médecins de Molière : « lui as tourné le sang ».
• La clé qui permet de comprendre cette accusation se trouve en fin de phrase avec le gérondif : « en refusant de payer ».
• L’accusation de meurtre est aussi une accusation de vol : « tes termes en retard. » Le possessif pluriel aggrave le cas.
► La violence de cette accusation permet à Clotilde d’éluder le reproche de Théophile en passant à l’offensive.
Troisième mouvement :
Une escalade finalement remise à plus tard
Valérie se mit à rire.
— Voyons, ce n’est pas sérieux, dit-elle.
— Comment ! pas sérieux ! reprit Clotilde, révoltée. Vous saviez combien il aimait à toucher ses termes… Vous auriez résolu de le tuer, que vous n’auriez pas agi autrement.
Et elles en venaient à des mots plus vifs, elles s’accusaient réciproquement de vouloir mettre la main sur l’héritage, lorsque, toujours maussade et calme, Auguste les rappela au respect.
— Taisez-vous ! Vous aurez le temps. Ce n’est pas convenable, à cette heure.
Alors, la famille, se rendant à la justesse de cette observation, prit place autour du lit.
L’intervention de Valérie est une rupture
• Celle qui intervient maintenant « Valérie », c’est la femme de Théophile, qui exprime tout haut la surprise de son mari muet.
• Peut-être qu’elle se force à rire comme le suggère la forme pronominale « se mit à rire ».
• Elle tente de désamorcer cette attaque en la rendant comique « ce n’est pas sérieux ». Le démonstratif et la négation totale semblent désigner l’ensemble de la situation.
• Cela fait d’ailleurs ressortir tout l’aspect théâtral de la scène, comme une spectatrice qui intervient à l’impératif : « Voyons ».
► Valérie nous révèle la dimension comique de la pièce, on se croirait en effet dans une comédie satirique.
L’intervention de Clotilde est en continuité
• L’émotion prend le pas chez Clotilde : « — Comment ! ». L’outil interrogatif est devenu une simple interjection.
• Elle reprend, en les coupant, les mots mêmes de Valérie : « pas sérieux ! ». Elle oppose le registre tragique au registre comique.
• L’incise révèle son jeu d’actrice qui en fait trop : « reprit Clotilde, révoltée. » Au théâtre, on aurait une didascalie.
• Clotilde ajoute à son accusation la notion de préméditation : « Vous saviez » ce n’est plus un meurtre mais un assassinat !
• Le glissement se fait par l’hyperbole, figure d’exagération qui souligne pourtant comiquement l’avarice du mourant : « vous saviez combien il aimait à toucher ses termes ».
► Clotilde fait une surenchère qui confirme paradoxalement la dimension comique et satirique du passage.
L’accusation de préméditation devient explicite
• D’abord, Clotilde qui parlait jusqu’ici « d’agonie » utilise maintenant l’imparfait : « il aimait à » comme s’il était déjà mort.
• Elle fait l’hypothèse au conditionnel « vous auriez résolu » : son frère et sa belle-sœur auraient prémédité ce coup.
• L’expression est quasiment juridique : « résolu de le tuer ». Le procureur remplace le médecin (« tourné le sang »).
• Elle approche dangereusement l’hypothèse de la réalité, comme une détective « vous n’auriez pas agi autrement. »
► La tension devient extrême, la scène de théâtre devient presque une scène de procès. On voit mal comment le ton pourrait encore monter.
Une tension qui atteint son paroxysme
• La narration reprend avec la conjonction « Et » : ce connecteur logique d’addition annonce déjà une escalade.
• Cette escalade se prépare aussi dans le verbe de mouvement « elles en venaient » à l’imparfait de narration.
• L’accusation étant déjà extrême, le superlatif « à des mots plus vifs » confine à l’hyperbole.
• Le procès est devenu une véritable joute verbale : « elles s’accusaient réciproquement » : l’effet de réciprocité de la voix pronominale est renforcé par l’adverbe de manière.
• L’image est triviale : « vouloir mettre la main sur l’héritage ». Car tout le monde suppose qu’il y a un magot caché.
► La dispute est inévitable, mais elle est interrompue… Pour le moment. Cette interruption en dit long sur la suite du roman.
Une escalade qui est surtout reportée à plus tard
• Interruption nette avec le connecteur temporel « lorsque ».
• Auguste mise sur la retenue : « toujours maussade et calme ». L’adverbe rappelle qu’il n’est pas touché par ce drame familial.
• Le verbe de parole est au passé simple pour une action mise au premier plan : « Auguste les rappela au respect. »
• Il n’essaye pas d’apaiser, mais seulement d’interrompre la dispute avec l’impératif : « — Taisez-vous ! »
• Son premier argument est au futur : « Vous aurez le temps. » Il reporte la dispute avec le CC de temps « à cette heure ».
► Auguste ne désamorce pas le conflit, il se contente de le reporter à plus tard, avec un deuxième argument efficace.
Le triomphe des convenances bourgeoises
• Son deuxième argument simple : « Ce n’est pas convenable ». Le démonstratif « ce » désigne toute la situation. La négation totale portant sur les convenances, les interrompt tout net.
• Le lien logique de temps « Alors » exprime aussi une nuance de conséquence. Chacun se rend à cet argument.
• C’est une réaction unanime : « la famille ». Sujet singulier unique pour les dernières actions, désormais unis.
• Les deux actions sont des verbes de mouvement « se rendre » et « prendre place » (le gérondif insiste sur leur simultanéité).
• La focalisation est omnisciente : chaque personnage reconnaît en effet « la justesse de cette observation. »
• Ils se retrouvent donc tous « autour du lit » symboliquement, autour de leurs valeurs communes.
► La conclusion de cette scène révèle toute la force du carcan bourgeois selon Zola. Ce n'est pas l'amour ou le respect du père qui stoppe le scandale, mais l'obsession des convenances.
Conclusion
Bilan
• Le début de cet extrait représente des personnages qui soignent les convenances : Auguste semble feindre d’avoir un espoir, Clotilde accueille chacun de manière trop aimable.
• Mais la colère de Théophile était prévisible : Clotilde avait déjà prévu de répondre par une attaque, particulièrement théâtrale.
• Enfin, les héritiers suspendent leur haine le temps que le spectacle de l'agonie se termine…
► Zola a mis en scène ce passage pour préparer la suite de son roman : le spectacle satirique de convenances bourgeoises éclatant sous la pression de pulsions humaines…
Ouverture
• Cette satire de la bourgeoisie, dont les convenances couvrent des appétits féroces, est partagée par le jeune Rimbaud par exemple, qui décrit la place de son village dans « À la musique ».
• Au terme « convenance » Rimbaud préfère l’adjectif « correct ».
Sur la place taillée en mesquines pelouses,
Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs
Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.
Rimbaud, Cahiers de Douai, 1870.
Sir David Wilkie, La lecture du testament (restauré), vers 1820.